Capitaine caïman
GUYANE
Kevin Brunet-Le Rouzic
PITCH
Après un deuil, Sala, Amérindien wayãpi du Brésil de 70 ans, abat seul un hectare de forêt guyanaise pour y bâtir, avec sa femme Salaka, un nouveau village. Il est sûr qu’il y vivra comme avant avec ses descendants et qu’ils danseront ensemble comme ses ancêtres. Il n’a rien d’autre qu’un hamac, ses bras, et sa foi. Il me demande des outils et d’en être le témoin avec ma caméra. Dans la clairière de cendres, seule la forêt répond d’abord aux chants du couple. Puis le village prend vie, jusqu’à y regrouper quatre générations. Et avec eux, les téléphones, la Bible, et les barges d’orpaillage. Ils avaient mis cinquante kilomètres entre eux et le monde. En trois ans, celui-ci les a rejoints — et j’ai aidé.
L’auteur
Né en 1992, est réalisateur et producteur français. Ingénieur acousticien de formation, il quitte l’industrie et arrive en 2017 à Camopi, sur le haut Oyapock, comme enseignant. Il ne renouvelle pas son contrat mais y revient sans cesse. Engagé auprès de l’association Yapukuliwa qui lutte pour la préservation et la transmission des savoirs et savoir-faire traditionnels Wayãpi, il commence à filmer en 2018 les relations fortes qu’il noue avec des anciens du village.
En 2024, il fonde à Cayenne la société de production VOIR DANS LE NOIR. Avec son premier long-métrage documentaire Les Larmes du Jaguar, actuellement en montage, il reçoit de nombreuses aides (CNC, Nouvelle-Aquitaine, CTG) à l’écriture, au développement et à la production. Il gagne par ailleurs, l’appel à projet « Identité(s) en lutte(s) », des chaînes Tënk, Kanaldude et TV7. Capitaine Caïman, actuellement en développement, est son deuxième long-métrage documentaire.